La Guerre des Clans
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 Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une forme de vie capable de me chauffer les nerfs ... |Privée with Wolverine|

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Angelina
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MessageSujet: Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une forme de vie capable de me chauffer les nerfs ... |Privée with Wolverine|   Jeu 9 Mai - 21:18

I
l y a des jours où la vie m'étreigne, d'autre ou elle me rejette. Etait-ce peut être le cas aujourd'hui. Je me demande pourquoi ça existe, ce genre de question. Je me demande pourquoi j'ai quitté le Clan de la Rivière. Pourtant la réponse était sous mes yeux : vivre en collectivité me tuait. Revenir, faire marche arrière aurait été une mission suicide. J'ai fait preuve de trop de sauvagerie pour gagner ma liberté. Tiens... C'est quoi la sauvagerie ? Ce défaut qui peut se transformer en qualité, cette qualité qui peut se transformer en défaut. Parfois, c'est bien d'être sauvage. Ça peut vous sauver la vie. Vous voyez un ennemi qui pourrait nuire à votre vie, vous l'attaquez. Bon choix. Mais si vous devenez sauvage envers une simple erreure humaine, cela pourrait être complètement inutile. On ne gronde pas, on ne sauvage pas, on ne martyrise pas sans raison. Et pourtant, c'est un peu ce que j'ai fait. J'ai été infidèle à mon Clan. Infidèle à ma vie. Non, je ne peux dire ça. Vivre en collectivité, c'est pas une vie. Pas pour moi. La solitude, voilà ce qui m'appelle depuis que mes pattes se sont posées sur le sol de ce Monde sans pitié.

Recroquevillée dans le trou d'un rocher à la pâleur du marbre, je regarde avec lassitude le soleil qui projette silencieusement des reflets d'or sur le sol, en contre bas. Si il ne fait pas beau, je pleure avec la pluie. Si le soleil est au rendez-vous, alors je brille pour lui. Incapable de rester immobile plus longtemps, je roule sur le dos et me lève paisiblement. Je ne peux pas dire que je ne suis pas satisfaite de ma vie. Non, je suis heureuse. Heureuse de manipuler tout ceux qui ont le malheur de croiser mon chemin, heureuse de respirer, heureuse de vivre quoi. Je me passe de grands coups de langue sur le poitrail avant de sortir et d'aussitôt clore mes prunelles violettes, aveuglée par le soleil. Parfois, c'est bien une immense boule de feu qui brûle à des millions de kilomètres de vous, mais quand il décide de vraiment se montrer, vous pouvez dire "Good bye baby" à votre vue. Je trébuche en sortant de ma tanière provisoire et me retrouve le museau dans l'humus humidifiée par la grande d'averse d'hier. Feulant de rage, je me redresse en un gracieux bond et espère que personne ne m'a vu. Je me passe un coup de museau sur le visage et décide de faire un tour du Territoire, voir si il n'y a pas quelques deux ou trois abrutis de lapins prêt à se jeter dans la gueule du loup, comme on dit. Je bondis sur un rocher à la couleur penchant vers le gris platiné pour m'y faire mes griffes blanches, longues et recourbées en un arc de cercle parfait. Un crissement que personne n'aimerait entendre dans sa misérable petite vie de félin s'échappa de l'endroit où mes armes avaient effleurés la surface de la pierre. Satisfaite du boucan que j'avais fait, je saute et atterris silencieusement dans l'herbe verte. Tiens, quelle belle contraste. Vous avez saisit ? Non ? Bon, laissez tomber, je vois que vous n'avez pas assez de mémoire et d'intelligence pour comprendre quoi que ce soit de toute façon...

Bon, ce n'est pas que j'en ai marre de frire sous le soleil mais... Bon, en fait si, j'en ai marre. Ça me gave toute cette histoire. Une demi-heure que j'arpente les Terres Libres, une demi heure que le soleil s'amuse à me crâmer, une demi heure que je n'ai rien trouvé. Ça me... Disons... Tape chaudement sur les nerfs. Aha, non je n'ai fait aucun jeu de mot. A vrai dire, limite si cela m'aurait passé sous le museau. Si vous n'avez pas comprit ce que je veux dire, laissez tomber et arrêter de me suivre.
Si dans cinq minutes je n'ai rien déniché, si dans cinq minutes, le gibier ne trouve pas la stupidité de sortir de son trou, je retourne à ma cachette. Rien à faire, j'me passerai bien de déjeuner aujourd'hui, ce n'est pas ça qui va m'achever, loin de là. Si vous voulez me voire m'écrouler, trouvez autre chose bande d'inimaginatifs. Me diriez-vous que ce n'est pas français, je n'en ai rien à faire. Bref.
Mes oreilles se dressent. Non pas toutes seules, je ne suis pas encore atteinte par la folie comme ces misérables vieux dégénérés des Clans. Comment les appelles-t-on déjà ? Ah oui, les Anciens. Mais bon, le sujet de discussion n'est pas là, bien que je doute fort qu'il y en avait un en cours. Je me plaque sur le sol. Nan mais je suis stupide ou quoi ? Je cherche du regard un buisson. La chance est-elle avec moi, j'en sais rien mais je n'y réfléchis pas. Je saute rapidement dans une touffe de fougère et supporte la rosée qui me tombe dessus. Je retiens ma respiration... Et trompe la mort.

Quelques secondes, ou minutes je sais pas, j'suis pas Maitre du Temps, se pointa un autre chat. Rien qu'à l'odeur, je compris directement que c'était un solitaire, lui aussi. Il avait l'air sur de lui, un peu trop d'ailleurs. Comme moi. J'étais toujours sure de moi. Mais j'avais une raison, une raison d'être toujours confiante, car jamais je ne dépasse les limites. Je sais que c'est une Terre Libre. Je sais qu'aucune violation de territoire à propre termes a été commit. Je le sais tout ça, vous me prenez pour une femelle stupide ?
Mon échine se hérisse. C'est un Solitaire, il a autant le droit d'être ici que moi. Mais ça m'énerve de tomber sur un chat quand je chasse à mes endroits habituels. Je ne sais pas trop comment je vais réagir. Un pincement au coeur va-t-il se faire ressentir ? Je n'aime pas croiser d'autres chats du même "Clan" que moi. Oh et puis zut, je me pose des questions stupides toute seule et me mets à paniquer... Toute seule. La panique, chose idiote et sans interêt. Ouais bon, bref.
Je saute devant lui ondulant mon pelage roux-doré en vagues flamboyantes et plante mon regard dans le sien. Aha, comme si j'étais comique. En plus je me crois drole. Le soleil a du m'ébouillanter la cerveille. Pff. Je lève les yeux, agacée par mes propres pensées.

"Salutation."

Seule parole que je miaulai séchement. Un sourire en coin dévoile deux longues rangées de crocs luisants. Allait-il tout simplement me tenir tête ? Quelque soit sa réaction, il me tarde d'y être. Si la vie est une folle séries de danses colorées, alors c'est surement ce qui se passe en ce moment dans mon p'tit cerveau. A chaque fois que j'adresse la parole à un inconnu, c'est ce que je ressens. Un tourbillon de couleurs mélangées. Et je n'ai jamais su l'expliquer. Etrange me direz-vous. Et oui, effectivement, je vous répondrai.
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Wolverine
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MessageSujet: Re: Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une forme de vie capable de me chauffer les nerfs ... |Privée with Wolverine|   Ven 10 Mai - 21:17



Bouleversante rencontre
« Elle était la lumière d'une nuit mais s'enfuit au petit matin »

feat Averse & Paillou

Un soleil, deux soleils, trois soleils. Combien peut-on en compter dans les cieux ? Quels cieux ? Il n'y a qu'un ciel. Ébullition de mon encéphale. Le grand astre maître du monde, mon égal du haut de mon plateau l'a-t-il fait taire ? Je fermais les yeux, laissant ma tête dérivée, se balançant au gré de l'air... car il n'y avait pas de vent. Mais il rugit, hurla d'avidité derrière le mur. Non, non, il était encore loin d'être parti... Ce bruit, infernal, démoniaque, me rendais sourd, pressé par des pulsions sataniques. Mes membres furent pris de spasmes, eux-mêmes désireux du silence... Mais il continuait, il crissait de ses griffes aiguisées la barrière de mon esprit... Va-t-en ! Mais il restait là et ricanait, son rire résonnant dans mes tempes tel le galop d'un cheval, le tambour du tonnerre, le cœur des martyres... des martyres... Je me trouvais là, dans ce lieu, dans un lieu. Existe-t-il réellement des endroits, des places précises sur cette Terre ? L'espace n'est-il pas... soudé ? Unifié ? Si nous nous trouvons ici, nous pourrons également nous trouver là ou par ici... Non ! Je me trouve ici. Pas lui. Il n'est pas moi, je ne suis pas lui. Mais il est en moi, il m'habite... donc formons-nous un ensemble ? Je crispais mes yeux, souffrant de la connaissance, douloureuse réminiscences... Réfléchir. Ça fait mal de réfléchir, quand c'est compliqué. Ça fait mal de penser quand la fin n'existe pas et que le début a disparu. Ça fait mal... Il me fait mal...

Je descendis de ma tanière, ma tanière sombre et mélancolique, à moi. A nous. Non à moi. Depuis combien de temps n'avons-nous... n'avais-je pas mangé ? Longtemps. Mes côtes, mes os... c'était mon corps. Ma fourrure... elle était... où ? Là, ici. J'avais eu un beau pelage avant... pendant le séjour de la liberté. Aujourd'hui, il est devenu terne. Sombre, diabolique... Mais le manque de faim ne me déplaisait pas, car quand je tuais, il était là, et me regardais manger, silencieusement, aspirant à des pensées... sanglante. J'avais alors le désir qui montait en moi, la soif de laper... le liquide rougeâtre... le cœur des blessés... des proies pour être le chasseur. Mais j'avais faim. Moi je l'étais, insatiable. Lui, non. C'était pour lui que je mangeais... et pour mon corps peut-être. Peut-être. Je me pointais donc là, espérant vainement trouver une proie sous cette chaleur. Ce soleil... il nous faisait tourner la tête. Cet astre des cieux, non du ciel... quelle était cette manie de tout voir au pluriel ? Étais-ce à cause de... lui ? Étais-ce le fait de toujours être seul mais en vérité accompagné ? La brûlante étoile se matérialisa devant moi sous forme d'une chatte au pelage en flamme... En flamme ? Même lui n'aimerait pas la manger, de peur de se brûler. Mais... Te souviens-tu ? Te souviens-tu d'elle ? Celle qui avait osé venir, franchir la frontière... te souviens-tu ? C’était elle. La seule chatte de qui nous avons rêvé... Te souviens-tu ? Je m'immobilisai. M'avait-elle reconnu ? Cette chatte, tout de feu et de flammes... Et son regard...
Elle me parla de sa voix. Que je reconnus. Elle était agacée... je ne l'avais jamais vu agacée. Lui non plus. Cela lui allait bien.

"Salutation."

Salutation. Salutation. C'était un salut étrange... tout comme ses yeux. Tout comme elle. Tout comme lui. Et moi, étais-je étrange ? Oui. Cela se voyait à la façon dont les autres chats nous regardait. Me regardais. Salutation. N'avais-tu plus peur de moi ? Te souvenais-tu de moi ? Il avait soif. Il la voulait... Mais pour la première fois, je sus le faire taire. Mon mur me protégeais et, obnubilais par elle, par ce feu ardent, je ne l'entendis plus. Il rageait...

« Salut... ation ? Salutation. Il ne se souvient pas de toi. Pourtant... quel étrange aléa.»

Elle plongeai son regard dans le mien, le mien dans le sien... un violet. Un violet si intense... Comment s'appelait-elle déjà ? Je ne savais plus, je ne savais pas. Elle avait été la seule... l'unique... Je sentais une force monter en moi, faisant bouillir mes veines. Une telle puissance... que j'en arrivais à le faire taire.

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Angelina
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MessageSujet: Re: Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une forme de vie capable de me chauffer les nerfs ... |Privée with Wolverine|   Sam 11 Mai - 12:15

[Ton style d'écriture... J'adore *O*]
I
l me regarde de travers. Comme si il n'allait pas bien, comme si il cachait quelque chose. Ses yeux tressautaient de haut en bas, surement parce qu'il me parcourait du regard. Je sentais en lui qu'il se forçait à dissimuler un ennui, une force méprisante. Mais quoi ? Qui ? J'comprends pas la façon dont il se tient, donc il me regarde et dont il respire. Tout en lui me fou des sueurs froides qui s'écoulent lentement le long de ma nuque. Je n'avais jamais ressenti cette pareille "angoisse" devant un inconnu. Non, c'est pas de l'angoisse. De l'intrigue ? Non plus. Ce que ça m'énerve, je déteste réagir comme ça.
Il sert les dents, plisse les yeux, émet un léger soubressaut et m'adresse enfin la parole d'une voix chevrotante mais que j'entends cependant comme calme et légère. Cristalline même peut être. Cette voix pourrait être aussi agréable qu'une lapée d'eau fraiche par jour de grande chaleur, mais moi, elle me fit surtout l'effet d'une décharge électrique et je sentis que je commençai à hyperventiler.

« Salut... ation ? Salutation. Il ne se souvient pas de toi. Pourtant... quel étrange aléa.»

Ow. "Il" ? Je plantai mes griffes dans la terre. Quelqu'un nous espionnait-il ? Attendez une seconde : qui ne se souvient pas de moi ? Il ou lui. J'pige rien là, c'est quoi ce délire. Je n'ai strictement rien comprit à sa phrase. Pourquoi ce Solitaire parle-t-il de lui même à la troisième personne du singulier ? Impossible de retenir mon incompréhension : j'affiche un air totalement paumé et hausse un sourcil. Son regard se plongeait dans le mien, il semblait y chercher quelque chose. Je viens de me rendre compte que ce chat possédait une étrange puissance qui lui permettait de clouer les chats au sol. Littéralement. Je le sais car j'en suis également capable si je le veux. Mais là, je n'en ai strictement pas envie. Parce que ça ne me mènerait à rien.
"Aléa" ? Pourquoi parle-t-il d'étrange aléa. Décidemment, ce chat est un vrai mystère de la nature. ... J'ai beau dire qu'il me semble bizarre et totalement inconnu, il me semble cependant me souvenir quelque peu de son visage. Et je ne sus cependant comment je m'y pris, mais un éclair blanc me fouetta le visage et mon souffle se coupa. Les souvenirs m'assaillirent et je fus contrainte de me courber pour résister au choc de mes propres pensées. Souvenirs, doux souvenirs. Tuez moi, tuez moi. On dit que les souvenirs sont bon pour la santé, moi ils m'ont carrément fait l'effet d'une électrisation totale. Et je me souvins de ce chat. Et je compris enfin pourquoi il se comportait ainsi. Je connaissais son problème, oh oui je le connaissais. On me l'avait jadis raconté. On m'avait dit son prénom, peut être était-ce même lui qui m'avait révélé son identité, je ne m'en souviens plus vraiment. Mes oreilles se rabattent en arrière. Je ne vais pas lui dire que je l'ai reconnu. Je voudrai déjà savoir si lui, se souvient de mon prénom. Il pouvait dire ce qu'il voulait, je sentai tout de même bien qu'il m'avait quelque peu reconnu, même si le souvenir de mon identité lui a été effacé de la cervelle.
Je plisse les paupières et lui envois d'une voix veloutée quelques mots susceptibles de me faire parvenir la réponse.

"Je sais que tu te souviens de moi. Du moins, tu te souviens m'avoir déjà vu, tu m'as déjà croisé. Je le sais."

J'eus soudainement envie de ricaner, mais je ne le fis pas. Ce chat, ce solitaire aux problèmes multiples qui se tenait devant moi n'était autre que Wolverine. Je l'avais déjà croisé. Et cette rencontre m'avait grandement marqué. Pourquoi, je ne sais pas. Et si je peux me permettre, ce ne sont pas vos affaires.
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MessageSujet: Re: Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une forme de vie capable de me chauffer les nerfs ... |Privée with Wolverine|   Sam 11 Mai - 16:47

Merci ! :3 J'ai beaucoup la tienne également !



Bouleversante rencontre
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Ricaner. Combien de fois avais-je entendu ce rire démoniaque ployait au fond de mon esprit ? Combien de fois avais-je dû me stopper en conséquence de ce hurlement satanique, ironique ? Le rire n'est d'autre qu'une infâme chose non mélancolique qui tue l'esprit moral à vitesse grand V. Le rire... Il ricanait souvent. Y avait-il réellement une différence entre ces deux choses ? Le ricanement et le rire, le rire ou le ricanement... M'avait-on dit, déjà, qu'émettre un son joyeux sans pour autant parler, cela signifiait qu'on était heureux. Mais lui... cela voulait-il dire qu'il était content ? Content de quoi ? Je doutais de cela. Quand ce bourdonnement résonnait dans ma boîte crânienne, rien n'était gai. Rien... Il se moquait de moi, de ma peur ; il ricanait de pouvoir et d'avidité devant ces misérables autres...

Mais là, à cet instant, à ce moment, il s'était tu. Il ne riait plus. Car, son lieu de vie avait été vidé de lui, de ses croyances, de ses démangeaisons. Mon esprit, derrière ce mur battit pour nous protéger, était lui-même occupé par le feu qui embrasait mes yeux. Pourtant, je ne brûlais pas... c'était tout mon corps qui se consumait sur une braise ardente devant les flammes ondoyantes de la chatte aux yeux... aux yeux uniques. Je l'ai connu, jadis... et maintenant je la connais sous différentes prises de vues ; intriguée, curieuse, agacée, terrorisée.. Et ce fut cette dernière vue que je revis à cet instant. Ses griffes, plantées dans la terre pour s'accrocher probablement de ma vision ; Son échine, courbée et pleins d'autres choses encore... Je l'épiais, la dévorais. Chaque grain de sa peau, chaque poil de son pelage, chaque molécule de son être, était passé au crible par mes yeux insatiables devant cet embrasement magnifique. Quand elle reparla, ce fut chaque mot, chaque son, chaque fréquence que mes oreilles embrassèrent avec ardeur :

"Je sais que tu te souviens de moi. Du moins, tu te souviens m'avoir déjà vu, tu m'as déjà croisé. Je le sais."

Se souvenait-elle de moi ? Se souvenait-elle de nous ? De lui ? Savait-elle... Comment savait-elle... Oui je me souviens, je me souviens de chaque détail de cette inoubliable rencontre. En même temps... elle était difficile à oublier. Peut être car elle avait été la seule que j'eus rencontré. Je sus qu'il avait encore envie d'elle, encore le désir de planter ses crocs dans sa chair tendre, mais j'étais plus fort, avide de ce moment, pour l'exclure. Il ne fallait jamais que cela arrive.

 
«Il est encore là, tu sais, mais derrière. Le souvenir est un chose bien étrange, des fois, on oublie, d'autres fois, on se souvient de tout dans les moindres détails, jusqu'au temps qu'il faisait. Et on se dit dans tous les cas ce qu'il aurait fallu faire à la place. Moi je m'étais dit, il y a des fois comme ça, où il n'y a pas assez de pierres. M'as-tu dit ton nom ? En temps normal, seul les mots restent et les visages partent. Mais il a fait en sorte que cela soit le contraire. »

Tout en disant cela, je m'étais approché, sans m'en rendre compte, les yeux dans les siens, submergé, noyé...

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MessageSujet: Re: Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une forme de vie capable de me chauffer les nerfs ... |Privée with Wolverine|   Mer 26 Juin - 9:36

[The end?]

___________________________________________

Merci Echo <3 <3 <3
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MessageSujet: Re: Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une forme de vie capable de me chauffer les nerfs ... |Privée with Wolverine|   

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