La Guerre des Clans
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 Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]

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Wolverine
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MessageSujet: Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]   Sam 4 Mai - 10:34



Un monstre parmi un monde
« Il n'était que l'ombre d'un souvenir mais la lumière de mes tourments »

feat Averse & Bouboule

Inspiration ; Expiration. Palpitations.
Perdu de vue, perdu dans le noir, je plongeai, tourbillonnai dans la masse sombre rougie par le liquide du cœur des martyres, des blessés, des victimes... Je me débattais tant bien que mal, m'agrippant au vide, les yeux révulsés, les globes oculaires réduit à néant par l'ouragan de mon encéphale ; je n'étais plus que l'automate, le joujou de mon tourment en ébullition. Je n'étais plus une personne, ni même une matière, j'étais moi. Un moi spirituel qui, au-delà des temps, au-delà des cieux, survivrais à toute épreuve me laissant pour seul repère ma bête noire du passé qui me suivra à jamais... Mais subitement, la quiétude tant attendue se manifesta telle une averse tombant brusquement. Je me trouvai là, à présent égaré dans mon inconscience, quand malheureusement des réminiscences que je ne voudrais jamais me remémoraient refirent surface et je repartis dans une tempête toujours plus farouche, plus enragée, plus éperdue, qui me fit perdre pied et m'entraîna dans un tourbillon de folie glaciale. Qu'étais-je donc, ici et maintenant parmi tout cela ? Je me débattais, toujours et encore avec la même ardeur, espérant vainement avec innocence d'empêcher ce qui aller suivre. Mais elles vinrent et me piégèrent telle une proie et me forcèrent à être spectateur une nouvelle fois de leur labeur lentement acquise durant mes premières lunes puériles. Je revis ces reliques, ces rappels du passé... Je revis mon entrave à la liberté, je ressentis ces odeurs amères qu'émanaient mes camarades de boîte, ces odeurs de peur, de haine, de sang... Je revis ce liquide rougeâtre coulait en abondance des corps de ceux qui y avaient laissé leur vie... Je revis les instruments de torture, les instruments père de mes tourments, mais surtout le sang... tout ce sang... C'était à ce moment-là que je l'entendis pour la première fois ; il me demandait alors de casser le mur, je le sentais hurlait d'envie, de désir ; je sentis mes propres muscles se consumaient d'une braise ardente, je sentis mon propre corps brûlait de convoitise, brûlure qui ne voulut jamais s'effacer depuis... Il voulait franchir la barrière de mon esprit et lapait ce fleuve Rouge de sa langue râpeuse, laissait passer le désir entre ses crocs fringants... 

J'ouvris les yeux, trempé de sueurs tandis qu'il ricanait. *Va-t-en !* Je secouai la tête, voulant le chasser de ma boîte crânienne à tout jamais et stopper le bourdonnement incessant dans mes oreilles. *Va-t-en !* J'étais saisi d'effroi face à la monstruosité qui m'habitait. Il était moi, j'étais lui. Je sortis de ma grotte, de ma tanière inviolable laissant le soleil -ce grand astre maître du temps- ravivait mes brûlures jamais apaisaient. Je dévalai la pente rocailleuse, l'entendant crissait de ses griffes sur le mur de mon esprit ; le bruit était atroce, mais une bataille mentale aurait été vaine... Je dû subir une nouvelle fois sa haine, son désir farouche d'étancher sa soif...
Aussi soudainement que brutalement, il s'arrêta, et je le sentis observait quelque chose avec une attention... particulière. Trop peut être. La vivacité de ses envies s'emparait une nouvelle fois de moi, il se débattit de ses chaînes, se ruait sur le mur mais celui-ci tint bon. Il ne fallait pas que l'on fusionne. Jamais. Quand je tournai la tête, je vis ce qui aurait été sa future proie. Un jeune chaton gris foncé, comme une nuit nuageuse, à l'allure crispée. Cela n'avait pas l'air de le déranger, on aurait dit que c'était... normal. Et, aussi bizarrement que cela puisse paraître, cette dégaine-là lui allait bien ; elle lui collait à la peau. *Étrange...* À mon tour je me crispai, il venait de revenir et tapait encore plus fort sur le mur. Il hurlait de haine et je dus me retenir pour ne pas briser ma protection -et celle des autres- en enlevant les briques une à une... Il le sentit, il sentit mon hésitation et redoubla d'efforts pour me faire plonger. Mais je me maîtrisai et regardai à nouveau l'étrange chaton en face de moi ; celui-ci avait ouvert les paupières et me fixait profondément de ses yeux verts foncés, si profondément que je titubai. Ce regard me troublait ; il y avait dans ses yeux une sorte d'âme morbide qui fit taire mon monstre. Pour la première fois alors, j'étais au calme, et peut-être heureux qui sait, mais je n'arrivai plus à ressentir quoi que ce soit excepté cette sérénité apaisante que j’attendais depuis la nuit des temps. Je pris conscience que l'origine de cela, l'origine de ma quiétude, était ce petit être au corps si étrange et qui continuait à me fixer. Il fallait que je reste avec lui, tout simplement pour qu'il se tienne tranquille. Alors, malgré cette émotion palpitante qu'était la peur, je m’approchais de ce chaton doucement, très doucement....

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Boule Mal Lunée
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Boule Mal Lunée

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MessageSujet: Re: Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]   Sam 4 Mai - 13:26


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Je me souviens maintenant. Je n'ai jamais aimé raconter des histoires. Je me souviens lorsque j'étais un chaton. C'est trop compliqué. Je m'appelais Boule Mal Lunée. Beaucoup d'histoires commencent par des mots simples. Et je me souviens de lui. Celle-là ne fera pas exception à la règle.

Un jour j'ai vu mon Père et ma Mère rester ensemble. Beaucoup de fois d'ailleurs. Ils ont l'air tellement heureux, lorsqu'ils sont ensemble. Pourquoi? Je ne sais pas. Je suis allé le demander à un Ancien du Clan. Il m'a souri. C'est l'amour. Il a rigolé devant mon regard ahuri. Puis je ne me souviens plus du reste. Juste de sa voix, quand il a dit cette phrase. J'y sentais des souvenirs. Je n'ai pas compris. Je n'ai pas cherché à comprendre. J'ai longtemps cherché ce qu'il y avait dans sa voix. Je n'ai pas cherché à comprendre. La lune m'a dit que je ne devais pas. Que je ne connaîtrais jamais ce sentiment et qu'il est répressif. Donc je n'ai pas cherché à comprendre.

Je me souviens de nouveau de la lune, maintenant. Quand elle me demandait comment je m'appelle. Je n'ai pas répondu. Elle ne l'a jamais su. J'ai toujours voulu aider les gens. Mais je n'ai pas réussi. Je leur fait peur. Je ne suis pas normal. Je le sais très bien, je le sens. Tout ça c'est à cause de la lune. Je n'en peux plus. Je ne veux plus qu'elle me parle. Pourtant je continuerai. Je le sais bien. Pourquoi tu ne t'en vas pas? Pourquoi tu me fais souffrir? Elle n'a pas répondu. Je n'ai pas que ça à faire. Elle a menti.

Il n'y a jamais eu de l'affection en elle. Ce n'est pas si dur de raconter une histoire. Sauf une fois, lorsqu'elle m'a raconté une histoire. Les mots viennent un par un. Et il ne faut pas s'arrêter. "Je connaissais une personne. Elle est née sans coeur. Son créateur n'a pouvait en créer un. Il le lui a d'ailleurs donné. Ce coeur est trop puissant pour toi. Ne l'utilise jamais, ou tu risques de disparaître. Elle ne ressentait pas les émotions. Il essayait pourtant, il lui offrait des fleurs, il lui offrait tout. Elle ne changeait jamais de regard. Il était toujours aussi vide d'émotions, toujours aussi blanc. Cette personne était un miracle. Des siècles passèrent. Son créateur mourut. Elle resta alors seule. Fille Miraculeuse. Elle ne connaissait personne. Lorsque son créateur mourut, elle n'eut pas de réaction. Elle fut abandonnée. Elle fit un jour un voeu: ''Je veux connaître cette chose, ce coeur, que m'a donné il y a bien longtemps mon créateur.''
Le voeu se réalisa. Il est entré en elle. Il l'a fait reculer. Des pulsions. Une expiration. Un souffle. Elle alla en haut d'une colline. Elle s'y dressa, haute et fière. Elle parla aux étoiles. "Je te dédie ces vraies paroles. J'ai compris ce qu'est la joie. Elle affichait un énorme sourire. Merci. J'ai compris ce qu'est la tristesse. Des larmes ruisselaient de ses yeux. Merci. J'ai compris ce qu'est l'allégresse. Elle portait un bouquet de fleurs. Merci. Je chanterai pour toi. Éternellement."
Maintenant je commence à comprendre, la raison de ma présence au monde. Rester seul doit être très triste. Et elle chanta. Elle chanta. Mais ce coeur était trop puissant pour elle. Elle finit par mourir, allongée sur le sol. C'était triste. Mais elle affichait un énorme sourire.

Lorsqu'elle me le raconta, lorsque la lune me le raconta, elle était dépitée. Ce n'étaient pas des faux sentiments. C'étaient des vrais. C'était sa fille. J'éprouva de la compassion pour elle. J'ai même pleuré. Mais je n'étais que Boule Mal Lunée, à cette époque-là. Et j'étais naïf.

La lune me parlait. J'avais mal à la tête. Je me promenais dans la forêt. J'avais mal aux pattes. J'avais peur. Il n'y avait pas de soleil. Je n'aime pas les corbeaux. Ils me font peur. Je n'aime pas les questions étranges. J'aime les poser. Je leur trouve un sens. J'aime. J'aime. J'aimerais aider les gens. Et c'est là. C'est à ce moment que je le vis.

Ce n'était plus un être, c'était une créature. Il marchait tel une créature. Il semblait ne pas avoir de squelette. Il inspirait l'effroi aux autres chats. J'en étais persuadé. Il n'est pas seul. Au moment où je compris ça, je le regarda. Droit dans les yeux. Je le regarda de mon regard, de mon regard, de mon regard, de mon vrai regard. Il n'y avait pas lune dans ce regard. Elle m'avait quittée. Elle m'avait un peu quittée, car elle a compris. Cet être est dangereux. Ce n'est pas un être normal. C'est un chat avec quelqu'un. Comme moi et lune. Mais cet être le mange. Il le dévore. Il en a peut-être même bientôt fini avec lui. Des larmes coulèrent de mes yeux. Je m'en fous. Il s'approcha de moi. Je le rassurais. Je ne fis rien. Je me contentais de le regarder. D'un regard humain, non d'un regard d'une personne effrayée.

J'avais mal à la tête. Je me promenais dans la forêt. J'avais mal aux pattes. J'avais peur. Il n'y avait pas de soleil. Je n'aime pas les corbeaux. Ils me font peur. Je n'aime pas les questions étranges. J'aime les poser. Je leur trouve un sens. J'aime. J'aime. J'aimerais aider les gens.

"-Est-ce que tu parles aux Étoiles? Je n'aime pas les corbeaux. Ils me font peur. Je parle normalement. Je me rendis compte. C'était sans doute la première fois. Lune m'avait laissé.





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MessageSujet: Re: Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]   Sam 4 Mai - 14:52



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Ce regard... ce regard... Plus personne ne nous avait regardés comme ça depuis longtemps. Ne m'avait pas regardé comme ça depuis longtemps, très longtemps... Jamais même. Non jamais, car je n'ai jamais rencontré personne. -Dans les boîtes te souviens-tu ? Vous ne vous parliez pas. Sais-tu parler au moins ? Et puis sur les chemins de la liberté, tu n'avais pas rencontré de monde... Tu étais seul. Tout seul. Quand enfin tu pus approcher une créature non ! Un chat, comme toi, ils s'enfuirent... Te regardèrent puis s'enfuirent... Te souviens-tu?-
À quoi ressemblais-je ? J'avais envie de pleurer. Mais seulement dans ma tête car mon corps ne ressentait rien... depuis le jour où, face à l'horizon, j'ai été le maître, l'égal du soleil. Oui je me souviens. Mais en vérité, je n'étais jamais seul. Il était là.... Il me rongeait... Il me regardait, attendant son tour. Pouvait-on considérer être deux lorsque l'un possède le corps et l'autre l'esprit ? Être deux ne signifie-t-il pas... vivre ensemble ? En harmonie ? Si c'était cela être deux, j'étais tout seul. Et lui aussi. Je m'étais longuement regardé, jadis, dans l'eau, mais depuis longtemps j'avais arrêté. Car j'avais eu peur... Dans ma tête seulement bien sur, mais la peur c'est la même de toutes les façons qu'il soit. Je lavais vu. Dans mon regard, il m'était apparu. J'avais tellement reculé, effrayé que j'en étais tombé. Tout simplement. Depuis ce jour, jamais je ne m'étais regardé. Le fallait-il ? Je savais que les autres avaient peur, tout autant que moi sauf qu'eux, ils avaient peur physiquement. Moi, seulement dans ma tête. La différence perturbe... Il ne faut jamais se fier aux apparences ! Mais quand l'apparence est une créature difforme au regard doublé de deux âmes, on ne peut que se fier qu'aux apparences. Il eut bien une chatte un jour, qui voulut... découvrir. Se faire son propre avis. J'en étais heureux, dans la tête seulement bien sur, mais heureux. Mais... il lui avait fait peur. Sans casser le mur, mais il l'avait fait fuir. Saleté de monstre. Peu de gens savent qui j'abrite... Déjà parce que je ne connais personne mais aussi car cela n'est pas visible. Les autres, les normaux, croient que c'est moi, ma personnalité, mais en vérité, c'est lui...
Je m'arrêtai à la hauteur de ce petit être responsable de ma quiétude établie. J'étais moi, j'étais tout seul... Le mur était toujours là mais mon monstre ne hurlait plus, ne se débattait plus... Il avait disparu. C'était à mon tour de ricanait et c'est ce que je fis. Je ricanais bêtement comme lui. Pour une fois. Le chaton gris avait un regard vert foncé... -Comme l'herbe. Te souviens-tu ? Cet effleurement, cette surprise, cette joie... Ce fut ,oui, la première chose que tu vis de ta liberté acquise. Te souviens-tu?- Je l'entendis parler. Il s'adressait à moi :

« Est-ce que tu parles aux Étoiles? Je n'aime pas les corbeaux. Ils me font peur. Je parle normalement. »

Il ne me regardait pas d'un air effrayé. Ni comme une bête de foire. Il était serein, crispé mais serein. N'avait-il pas peur de lui ? Mais il n'était plus là. Peut-être étais-ce pour cela que le petit être n'avait pas peur. Car il était parti. Je ricanais à nouveau. 
« Parlais-je aux Étoiles ? » Je repensai à sa phrase. Aux Étoiles ? Voulait-il dire ses ancêtres ou les astres ? Ou bien pensait-il à tout autre chose... à toute autre forme... 
« Je n'aime pas les corbeaux ». Il n'aime pas les corbeaux. Lui les aime bien tendre et savoureux... avec une rivière de sang bien juteuse... Il les aime. Donc moi, je ne les aime pas. Je ne voulais pas me fusionner avec lui, je ne voulais pas avoir les mêmes goûts que lui. Donc je n'aime pas les corbeaux. Je m'attendais à une réaction de sa part, un hurlement mais il ne fit rien. Il avait disparu. C'était le silence... Quelle merveilleuse chose le silence. C'était la première fois que j'y goûtais et je le savourais pleinement... silencieusement... 
« Ils me font peur. » Ils lui font peur. Pourquoi ? Les corbeaux le dévoraient-ils ? Saignait-il de l'intérieur ? Je secouai la tête, m'interdisant de penser au sang... Son attitude avait déteint sur moi. Je secouai la tête. 
« Je parle normalement ». Il parle normalement. Comment ça il parlait normalement ? Bien sur. Je fixai un point dans la forêt, essayant de penser normalement. Il n'avait pas peur de moi, il ne me connaissait pas mais il me parlait d’Étoiles et de corbeaux. Était-ce normal ? *Réfléchi... réfléchit normalement...* Oui. Il parlait normalement, enfin je pense. Ayant fini d'analyser lentement sa phrase, je répondis, toujours avec lenteur n'ayant pas pour habitude de pratiquer une conversation :

« Les Étoiles... Non. Je parle à une autre chose bien plus terrible. Mais elle n'est pas là. Lui les aiment les corbeaux, mais moi je ne les aime pas. Parce que justement il les aime. Tu parles normalement... Je réfléchis normalement. C'est plutôt une bonne chose non ? »

Après toutes ces lunes passaient en sa compagnie, tout seul ou à deux je n'avais pas encore mis une opinion dessus, je ne pouvais m'empêcher de penser à lui. De parler de lui. Il. était en moi, même s'il. n'était pas moi. J'étais moi donc je n'étais pas lui.. Mais il. était en moi. Et cela, ça change tout.

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MessageSujet: Re: Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]   Sam 4 Mai - 16:04

Boule Mal Lunée a écrit:

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Est-ce que je connais les sentiments? Je me posais souvent cette question. Non. Je ne pense pas. Les sentiments. L'amour. Ce sentiment me foudroya sur place. Je ne sais pas ce qu'est l'amour. Je ne le saurai jamais. Je secoua ma tête: non. Il ne faut pas que je l'écoute. Il ne faut pas que j'écoute lune. Elle ne m'apporte que des mauvaises choses. Je saurai ce qu'est l'amour. Au moins une fois dans ma vie... Je baissa les yeux. Quelle est la couleur de mes yeux? Verte. Mon pelage? Gris foncé. Bien. Je ne perd pas de capacités mentales. Un jour, alors qu'elle me parlait, j'ai senti une boule dans ma gorge. Elle m'a posé deux questions: Quelle est la couleur de tes yeux? Noire. Ton pelage? Blanc. J'avais répondu automatiquement à ces deux questions. Puis j'ai toussé. Nous avons... J'ai souffert. Je n'ai plus pu parler pendant longtemps. Je pouvais. Mais j'avais peur. J'ai toujours peur. J'ai peur de parler, un jour, et de répondre autrement. Que quelqu'un d'autre réponde. Rien que d'y penser me fit frémir. Je regarda longuement le chat en face de moi. Il avait l'air... Délaissé. Sec. Comme au bout de ces forces. J'éprouvais tellement de pitié envers lui. J'avais envie... J'aimerais aider les gens. De l'aider.

J'avais mal à la tête. Je me promenais dans la forêt. J'avais mal aux pattes. J'avais peur. Il n'y avait pas de soleil. Je n'aime pas les corbeaux. Ils me font peur. Je n'aime pas les questions étranges. J'aime les poser. Je leur trouve un sens. J'aime. J'aime. J'aimerais aider les gens. J'aimerais l'aider.

Je me suis souvent imaginé des paysages. Des grandes forêts. Je me suis souvent rappelé de l'endroit d'où je venais. Du soleil. De mon père, le soleil. Je leva les yeux vers le ciel: des nuages. Il n'y avait pas de soleil. Il y avait rarement du soleil sur les territoires du clan de l'Ombre. Le noir me dépite. Je préfère le jaune ou le vert. Je n'aime pas le blanc. J'aime bien parler aux Étoiles. Elles me réconfortent et me disent des mots doux. Elles ne parlent jamais à la lune. Elles ne l'aiment pas. Elle est trop grosse, trop morte, trop méchante. Un jour, j'irai m'installer près des Étoiles. Et je serai tranquille, calme, je serai seule, je leur parlerai. Viens. N'aie pas peur. Parle-nous.

J'avais mal à la tête. Je me promenais dans la forêt. J'avais mal aux pattes. J'avais peur. Il n'y avait pas de soleil. Je n'aime pas les corbeaux. Ils me font peur. Je n'aime pas les questions étranges. J'aime les poser. Je leur trouve un sens. J'aime. J'aime. J'aimerais aider les gens. J'aimerais l'aider. Je n'ai pas peur de lui.

Les arbres sont généralement très grands. Ils vont très très hauts dans le ciel, des fois tellement haut que je ne peux plus les voir. J'aime bien les arbres. Si on s'approche d'eux et qu'on colle une oreille contre eux et qu'on patiente, on pourra entendre battre leurs coeurs. Ils ont un coeur. Comme nous. Beaucoup me trouvent fou, mais c'est loin d'être le cas. Je vois la réalité d'une façon différente des autres. Je ne suis pas normal. Je n'ai jamais compris le sens des mots. On les dit, puis on les oublie. Ils nous lient. Ils nous séparent. Ils nous réconcilient. On se souvient de certaines phrases, de certains d'entre eux. Certains nous sont inconnus. L'amour. Frémissement. Certains sont tellement vieux qu'on les oublie. Ils s'effacent, et ils n'existent plus. Nous vivons comme les mots. Un jour, je vais disparaître. Et on m'aura oublié. Je vivrai avec les Étoiles et je regarderai les autres d'en haut. Ou peut-être d'en bas. J'aimerais bien pouvoir être une taupe pour creuser. Creuser. Creuser profondément et se coucher dans la terre. Je verrai le bas des grands arbres, et je leur parlerai. Je parlerai aussi aux astres. Je serai heureux. Il n'y aura plus de lune. Ou alors je serai un arbre. Oui, je serai un arbre.

J'avais mal à la tête. Je me promenais dans la forêt. J'avais mal aux pattes. J'avais peur. Il n'y avait pas de soleil. Je n'aime pas les corbeaux. Ils me font peur. Je n'aime pas les questions étranges. J'aime les poser. Je leur trouve un sens. J'aime. J'aime. J'aimerais aider les gens. J'aimerais l'aider. Je n'ai pas peur de lui. Je veux devenir un arbre.

« Les Étoiles... Non. Je parle à une autre chose bien plus terrible. Mais elle n'est pas là. Lui les aiment les corbeaux, mais moi je ne les aime pas. Parce que justement il les aime. Tu parles normalement... Je réfléchis normalement. C'est plutôt une bonne chose non ? »

Il. J'ai fait fuir la chose en lui. Je le sens dans la façon dont il me regarde. De la surprise et de la satisfaction. Je ne suis plus du tout crispé, maintenant. Je me sens bien et calme. Lune n'est toujours pas là. Comme je me sens bien. Je souris à ce chat. D'un grand sourire, plein de satisfaction. Un sourire honnête, un sourire avec de vrais sentiments. Une sorte de bonheur s'en échappait. Je voulais transmettre cette joie. Lui. Il aime les corbeaux. Qui est-ce, lui? Bien sûr. C'est le quelqu'un en lui. Il ne doit pas être très gentil, vu la façon dont se tient ce chat. Ce chat. Tiens, comment s'appelle-t-il ? Je ne le sais pas.

"-Tu sais, moi aussi j'ai peur. Je n'aime pas la lune. Elle est en moi et me parle. Elle me parle de ma voix, et ça fait fuir les autres chats. Je suis le fils du soleil. Le soleil, c'est mon père Plume de Cendre. Et ma mère c'est Étoile Mystérieuse, qui est très gentille. Tu as l'air gentil. Comment tu t'appelles?"





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MessageSujet: Re: Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]   Ven 10 Mai - 15:09

Boule Mal Lunée a écrit:

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Je ne sais pas si je suis gentil. En fait, j'essaie vraiment, je fais de mon possible. Mais c'es dur, c'est très dur. J'essaie de le prouver aux autres chats, mais ils ne me comprennent pas, ils pensent que nous leur cherchons du mal, mais c'est faux. Moi, je ne suis pas la lune. Moi je suis Boule Mal Lunée, un chaton du clan de l'Ombre, un chaton qui est le fils du soleil. Un chaton qui a du potentiel et qui souhaite devenir le chef du clan de l'Ombre. Un chaton qui aime beaucoup ses parents... C'est vrai que je ne suis pas toujours gentil. Je l'ai vu. Qui ça? J'ai vu le temps s'écouler. J'étais petit, d'accord. Je regardais dans un flaque mon regard. Il était jeune, naïf. Je me voyais, moi. Des fois ça me rassure de me voir. J'ai l'impression que la lune prend de plus en plus de place en moi. Des fois, je ne me reconnais pas. Et j'ai peur. J'ai PEUR. Savez-vous ce qu'est la peur? Non, vous ne savez certainement pas. Peut-être que si. Mais la véritable peur, c'est un sentiment horrible. On ne sent plus son corps, on n'arrive pas à bouger. Le rythme cardiaque s'accélère. On sait ce qu'il va advenir d'avance, on sait qu'on est foutus. Et on ne peut rien faire pour y remédier. On voit la vie défiler devant ses yeux. C'est horrible. Et ça, nous l'avons... Je l'ai déjà vécu.

Il est vraiment débile ce chat. Comment il s'appelle déjà? Wolverine. Un sourire sadique apparut sur mon visage. On ne le voit pas, mon visage. Il n'est pas là, il navigue dans des horizons peu connus des êtres vivants. C'est de là d'où dont je parle. D'où l'autre vient aussi. L'autre? L'autre c'est Boule Mal Lunée. Il est tellement naïf. S'il savait que la chose en cette âme défaillie veut en ce moment même se jeter sur lui. Ce chat, Wolverine, est dangeureux. Je n'aime pas trainer avec des personnes timbrées, ça finit toujours en foutoir. Alors avec lui... Merde, qu'est ce qu'il a l'autre là, à toujours tomber sur des chats pas nets? Pfieuh, ça me gonfle. Mais bientôt, quand j'en aurai marre d'embêter ce chat, je prendrai possession de son corps. Et plus rien ne pourra m'arrêter. Je deviendrai le meilleur chat existant. Personne ne pourra m'arrêter. Que celui qui ose braver le pouvoir des astres s'approche; ça sera une partie de plaisir.

« Je m'appelle Wolverine. Lui, il n'a pas de nom. Je suis gentil. Toi aussi tu es gentil. Tu t'appelles comment?

Wolverine est vraiment très gentil. Il est peut-être possédé, comme moi, mais je le comprends tout à fait. Le pauvre... Je baisse les yeux. Un sourire s'affiche sur mon visage, un sourire rempli de gentillesse. J'offre ce sourire à Wolverine, en le regardant. Je souhaite vraiment de tout coeur l'aider. Il est gentil. Il faut qu'il reste gentil. Je ne veux pas que cette gentillesse se transforme en une monstruosité, et qu'il perde le contrôle de son corps. Il ne le mérite pas. Personne ne mérite de vivre ce que l'on vit.
J'avais mal à la tête. Je me promenais dans la forêt. J'avais mal aux pattes. J'avais peur. Il n'y avait pas de soleil. Je n'aime pas les corbeaux. Ils me font peur. Je n'aime pas les questions étranges. J'aime les poser. Je leur trouve un sens. J'aime. J'aime. J'aimerais aider les gens. J'aimerais l'aider. Je n'ai pas peur de lui. Je veux devenir un arbre. Je veux aider Wolverine à rester gentil.

Quel crétin, ce Wolverine. Sérieusement, je ne le supporte pas. Et dire que Boule Mal Lunée le trouve gentil... Je ne peux pas l'appeler idiot. On partage le même corps. Cela voudrait dire que je suis idiote moi aussi. Je serre les dents. Sérieux ça me gonfle... Je n'ai qu'un rêve en ce moment: me jeter sur lui et lui couper les artères. Qu'il meure. Il ne mérite même pas de vivre.

« Merci. Je m'appelle Boule Mal Lunée. Je n'aime pas la lune. Quand elle vient, je deviens de mauvaise humeur. Ou hystérique. Je préfère le jaune. C'est ma couleur préférée. Comme les poussins, comme le soleil. Et toi? >>

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MessageSujet: Re: Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]   Sam 18 Mai - 12:12

[J'y réponds ce week-end désolée j'étais très occupée cette semaine]

___________________________________________
Merci Bouboule ! ♥️



Venteuse un jour, venteuse toujours ! ♥

Merci dudu ! ♥️
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MessageSujet: Re: Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]   Mer 26 Juin - 9:32

Up averse!

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Merci Echo <3 <3 <3
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MessageSujet: Re: Un monstre parmi un monde [PV Boule Mal Lunée]   

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